ROMAIN ÉPIAIS N'EST PAS GENTIL.

ROMAIN ÉPIAIS N'EST PAS GENTIL.
Les chats-volants transpercent mes nuits de leurs griffes étincelantes.
Ils n'en font qu'à leur tête.
Les seaux d'eau vacillent de ma fenêtre à mon jardin, comme si de rien n'était. Ils sont vêtus de noir ces chats-voyous.
Leur regard est habillé d'une parure d'½il égyptien. Je n'y peux rien.
Je ne suis pas un chat-vaurien comme les autres qui épient le spectacle aux quatre-mille coins de la rue.
Mon balai n'est pas assez long pour décrocher la mâchoire d'un de ces chats-malins. La lune n'est que le sourire jaune du chat-géant, Dieu Miaou disparu de notre temps.
Bientôt les chauve-souris grinceront sous les crocs des chats tachetés de sang.
Je peux enfin boire mon bol de lait paisiblement. Je ne serai plus dérangé par ce vacarme ambulant.
J'aime la fumée grisante qui émane de la gueule du chat rassasié, je le trouve appétissant ce faiblard chat sauvage.

Les chats-volants démontent les tuiles méthodiquement disposées sur les toits des maisons.
Ils n'en font qu'à leur tête.
Des yeux de chats se transforment des billes d'un vert chimique, pour sûr toxique.
Cela me glace le sang, il ne coule plus. Je n'y peux rien.
Je ne suis bon à rien.
Le bruit des batailles entre chats voisins retentit et raisonne tout du long de la rue humide, la pluie qui gronde ne semblant pas les calmer.
La lune est pleine à vomir.

Les chats-volants s'ouvrent le ventre d'une manière telle que je n'ai jamais vu un acte de barbarisme pareil.
Ils n'en font qu'à leur tête.
Leur queue semble sabrer le ciel encore quelque peu éclairé par les pauvres lampadaires placés aux quatre-mille coins de la rue.
Je décide d'allumer ma cigarette.
Le temps se dissipe, les chats-noirs perdent leur pelage. De magnifiques tuniques flottent malgré l'incroyable lourdeur ambiante. C'est beau.

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# Posté le jeudi 11 juin 2009 15:56

Modifié le jeudi 11 juin 2009 16:44

LES GENS RESTENT CHEZ EUX QUAND IL FAIT FROID ET ILS RESTENT CHEZ EUX PARCEQU'IL FAIT CHAUD.

On ne vit pas assez en dehors de notre maison. Ouvrons les volets, brûlons les rideaux.
Brisez vos fenêtres et démontez vos portes d'entrée.
LES GENS RESTENT CHEZ EUX QUAND IL FAIT FROID ET ILS RESTENT CHEZ EUX PARCEQU'IL FAIT CHAUD.

# Posté le mardi 30 juin 2009 07:18

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 07:24

disappearance.

disappearance.
le visage pâle disparaît
il s'efface
il oublis, il ne voit que des casquettes colorées par dessus sa tête de sauterelle
à travers ses yeux d'insecte, il ne voit que des couleurs d'arc-en-ciel
et des casquettes qui flottent sur l'eau comme des bateaux de pêche
le médaillon coule
les dauphins ne feront rien pour le rattraper
tu dois plonger
sauter de l'escalier

creuser une digue là où il ne faut pas
partir en exil
mourir là où il ne faut pas
i am walking
pencher son cou de gauche à droite
sourire
les dents en pointe, blanches à l'extrême
comme une glace à la neige de montagne
un sorbet au ciel, un magnum au goût de vache

quelque chose comme ça
dont on ne connait rien
juste une première impression, une silhouette peut être
des yeux remplis et un nez sentant l'olive
une démarche qui en dit beaucoup
des cheveux dont on aimerait dompter les racines
un menton qui en dit long
des oreilles, et puis des oreilles.

clape les grandes mains
elles donnent le tempo
pour l'harmonie du public
tous les yeux sont rivés sur le centre
la mer de glace est une grande patinoire sans poisson
où les ours blancs ne savent plus où aller
l'eau acidifiée fait un mauvais soda
n'est-il pas ?






# Posté le mardi 14 juillet 2009 07:54

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 18:09

J'ai vu le jour se lever. Il m'a donné bonne impression.

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# Posté le dimanche 26 juillet 2009 14:52

Modifié le vendredi 31 juillet 2009 12:22

your depressive alcoholic father.

your depressive alcoholic father.
fisherman of tears
i'm sick in the rain
sadness wind came again
against little wood house



Yo !
Les ailes du papillon battent le cours du temps, mais le magicien fou sortira de sa cage en un éclair.
Le cheval froissé ouvrira la voie et le bal infini s'endormira sous les feux d'un avion en chute.
Rira bien l'homme qui trouvera le champ doré dans le placard d'un insecte.


Les cendres voleront en éclats et l'appel de l'instituteur tourmenté se changera en cri d' animal blessé.
L'indien se tourmentera sur son sort pendant que le bison se lèchera le flan.
La nuit tombera et fracassera dans son élan le jour qui venait, non sans peine, de se lever.
Le cycle de l'enfant qui pleure et de la mère qui le réconforte cessera quand la petite aiguille affichera trois et la grande trente-trois.
L'arbre et le Dieu de la télévision satellite s'affronteront lors d'un match inégal.
La passante qui mangeait son chien dans l'étroite rue "du crâne qui sourit" se fera surprendre par le policier, appelé justicier du crépuscule.
La jeune lesbienne à tête de girafe ne sera plus reconnue ni par ses vieux parents, ni par son oncle alcoolique ni par la flaque d'eau qui se forme quand l'eau du robinet coule trop vite.





l'étudiante bossue se rongera ses ongles rouge pourpre plutôt que de mêler sa bouche à celle d'un homme quadragénaire.
les cloches qui sonnent midi réveilleront le gars à la gueule de bois, tandis que sa mère montera l'escalier deux par deux en rentrant de l'usine.
la pluie qui tombe éteindra la cigarette offerte à un SDF assis au coin du trottoir d'un appartement luxueux.



# Posté le lundi 24 août 2009 15:26

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 05:48

AUJOURD'HUI et avant. 01

AUJOURD'HUI et avant. 01

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 14:24

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 14:35