Trois en un.

Trois en un, c'est trois idées, trois pensées, en un seul article.
Et c'est maintenant.

° Il est beau le bâteau. Il vole haut le bâteau. C'est quand je somnole qu'il débarque. Paré à l'abordage, il prend possession de moi. Alors je me sens distant de l'espace qui m'entoure. Je lève l'ancre de cette situation ennuyeuse. Cap sur le rêve.

° L'amour en conserve donne mal au ventre.

° Quand la nuit passe par dessous la porte
Et que tu dors en faisant la morte
Le monstre mangeur de chevelures
En profite et commence la torture.

Les premiers coups de ciseaux font mouche
Les oreillers en perdent leurs plumes

INACHEVé
C'est pas possible de voir ça.
Repassez plus tard.

# Posté le vendredi 29 septembre 2006 13:47

Embrasse moi avant que tu ne sois plus vieille que moi.

Embrasse moi avant que tu ne sois plus vieille que moi.
Touche moi le ventre, il t'apportera chance et bonne fortune.
Touche moi les cheveux, ils te donneront une jeunesse éternelle.
Caresse moi les pieds, ton bonheur est garanti.

Embrasse moi avant que tu ne sois plus vieille que moi.

Laisse moi goûter tes lèvres avant qu'elles ne s'assèchent.

Apporte moi ta salive avant que tu ne l'avale.

Jouons ensemble ce soir. Je t'accorde cette danse, car demain tu seras bien sage, seule dans ta tombe. Profite-en, épouvante moi. Quel joli doigté, tu me manipule parfaitement.

Embrasse moi avant que tu ne sois plus vieille que moi.

# Posté le dimanche 08 octobre 2006 15:42

Modifié le dimanche 08 octobre 2006 16:09

Et si ça se passait comme ça?

Et si ça se passait comme ça?
Trois colosses: un d'argile, un de bois et un de pierre, ont été envoyé dans notre monde afin d'y intégrer paix, justice et équilibre. Le premier colosse, le colosse d'argile, a fait don de clairvoyance aux peuples d'Orient. Ils développèrent alors une culture et un savoir comparable à celui des Dieux.
Le colosse de bois lui, a fait germer quatre bras supplémentaires aux peuples d'Occident. Ils bâtirent des temples à hauteur des nuages, s'assurant une protection divine.
Le dernier colosse, le colosse de pierre, a arraché de ses propres dents les oreilles des nourissons. Un homme qui n'entend pas est un homme sage.
Le temps a passé et les trois colosses ont fait régner les idées qu'ils prônent: paix, justice et équilibre. Jusqu'au jour où les hommes avides de pouvoir et de domination, ont décidé de prendre en main leur destin et de supprimer les trois colosses. Le colosse d'argile fut noyé dans la mer noire. Le colosse de bois a été brûlé et le colosse de pierre, détruit aux explosifs. Les hommes ont supprimé de leur société toute notion de croyance, les temples furent anéantis.
C'est ici qu'a commencé la période noire. Les connaissances n'étaient plus transmises aux générations successives, les peuples n'avaient plus d'espoir en rien, et l'homme retrouva l'ouie et l'insolance.
Mais l'homme est fier et ambitieux. Et pour dépasser les Dieux, il a entrepris la construction d'un colosse, un colosse d'or. La construction a durée une trentaine d'années et a demandée des efforts considérables. Une fois le colosse d'or arrivé à terme, il fit jaillir des champs d'or le long des terres. Les hommes sont devenus corrompus par l'argent. Enclenchant une succession de guerres horribles. Le sang des civils et des soldats tués au combat recouvra les champs d'or et les fit disparaitre. Le colosse d'or fut souillé par ces rivières de sang innocent, il finit en débris.
Les survivants firent tellement désolés de leur sort qu'ils se donnèrent la mort: en se noyant, en se faisant brûler vif, ou bien se faisant exploser à la poudre à canon.


Tout ça n'est qu'un premier jet, un brouillon, une ébauche. J'aimerai juste avoir votre avis, une simple critique comme nous savons tous si bien le faire.

# Posté le vendredi 13 octobre 2006 14:05

Modifié le lundi 04 juin 2007 03:12

Le bison qui se lèche le flan. ("rien, mais alors rien à voir avec ce qui suit")

Le bison qui se lèche le flan. ("rien, mais alors rien à voir avec ce qui suit")
Il pleut des cordes, des cordes pour nous pendre tous. Il pleut à foison, il pleut à frisson. La corde ou la loire?

"Mais qu'est-ce qu'il raconte?"
"Il fait beau aujourd'hui."


Des rayons du soleil font une chute constante, une chute pour nous fondre tous. Ils tombent comme du poison, ils tombent comme des poissons. La horde ou la poire?

"Demain ils annoncent de la neige."
"De la neige sur toute la France."


Des flocons dansent, des flocons pour nous congeler tous. Ils dansent du plafond au salon. Le bord ou la foire?

"Mais la vie est belle."

Il pleut des cordes, des cordes pour nous lier tous. Il pleut t'as raison, il pleut à l'unisson.
La porte ou le toit?

Des rayons du soleil font une chute constante, une chute pour nous réchauffer tous. Ils tombent en pardon, comme des notes de violon. La force ou le pouvoir?

Des flocons dansent, des flocons pour nous enlasser tous. Ils dansent pour l'union, ils dansent comme des lions. Le coffre ou le roi?

"Il raconte que d'la merde."
"C'est normal, c'est le matin."

# Posté le dimanche 22 octobre 2006 05:22

Rattrape ma hache avec ta bouche.

Une poupée de cire aimait un cheval de bois.
Ils se bécotaient dans le coffre à jouets les soirs.
Mais tous les matins la fillette reprenait sa poupée.
Et la faisait fondre en gage de punition.


"c'est triste"

Une louche et deux sirs baignaient thym, cheveux et foie.
Unis le bec au nez, la dent qu'offre a jouée.
Met tous les mâts! La ficelle repend sa poupée.
Ella, fée en ronde, engage deux putrifications.

"ça veut rien dire"

La cire coulait et la poupée était défigurée.
Le cheval de bois ne voulait plus la bécoter.
Finalement la fillette était triste de voir sa poupée dans cet état.
Elle remis la faute sur le cheval de bois et le brûla.



Les enfants sont tous innocents.

# Posté le lundi 30 octobre 2006 03:47

Modifié le lundi 30 octobre 2006 04:49

Et si ça se passait comme ci?

Et si ça se passait comme ci?
Les gaz de nos voitures, les fumées de nos usines, et les déchets de nos lacs ont perturbé le repos des monstres des forêts. Tous les arbres se sont soulevés, laissant apparaître leur corps : un ventre allongé, quatre pattes [...] Les monstres des forêts soufflèrent un vent pur sur toute la terre, ils replantèrent des forêts entières et inculquèrent aux hommes la notion de sagesse. Leur travail jugé accompli, ils retournèrent aux sous sol en espérant ne plus jamais devoir retourner en haut.
A partir de ce jour, un conseil mondial de protection de l'environnement fut élu avec les pleins pouvoirs sur les décisions économiques mais aussi politiques, prônant un système écologique total.
Ne faisant bien sur pas l'objet d'une unanimité, le conseil fut dissout après l'assassinat de son président Gorō Miyazaki. Assassinat revendiqué par le groupe des scientifiques gris.
Le groupe des scientifiques gris présenta au public quelques mois plus tard la conception d'un robot conscient. Un robot à l'image des humains considéré comme son égal. La présentation d'un tel projet, fruit de plusieurs longues années de travail et de recherches bien que secrètes, reçu un accueil prestigieux. La fabrication en masse de tels robots ne mit pas longtemps à suivre.
En l'espace d'une dizaine d'année, l'industrie robotique se développa d'une manière considérable. On décompte deux à trois robots conscients par foyer, contre un enfant pour deux foyers. La procréation venait de tomber à son plus bas niveau, pour finir par disparaître. Eduquer un enfant est beaucoup plus difficile que programmer une machine.
C'est ainsi que la race humaine s'éteint et que l'ère des robots s'enflamme.
Un robot ne mange pas, et il ne dort pas plus qu'il ne respire. Les robots entreprirent un renouveau total de notre monde, adapté à leur mode de vie. Ils commencèrent par la destruction de tout élément dit naturel : Les vents, les terres, les eaux et les forêts.
Les monstres des forêts mirent rapidement fin à ces ambitions. Ils remontèrent tous de sous les sols pour souffler un vent pur, vent qui n'eu aucun effet sur les robots. Les monstres des forêts ont alors dansé sur le bruit mélodieux des feuilles contre le vent, créant des séismes d'une puissance fulgurante sur les deux hémisphères. La terre se fragmenta puis finit noyée dans les eaux.
La planète bleue n'appartient qu'aux peuples marins.



Tout ci n'est qu'un premier jet, un brouillon, une ébauche. J'aimerai juste avoir votre avis, une simple critique comme nous savons tous si bien le faire.

# Posté le mercredi 01 novembre 2006 08:44

Balabala nemeunème.

Si on prête vraiment attention, on peut voir des hommes voler dans le ciel. Ils se nourissent de nuages crémeux et onctueux. Quand ils se goinffrent trop, leurs ailes disparaissent et ils tombent.
Un soir parcequ'il s'ennuyait là haut, Grünes Krokodil, lança un sortilège aux peuples terriens.
"balabala nemeunème" s'écria t-il en battant des ailes.
Et tous les hommes se tinrent la main. Formant des chaines et des chaines humaines, balayant les frontières. Quel joli spectacle vu du ciel.
Mais Grünes Krokodil s'en est vite lassé. Il transforma les hommes en papier et nota sur chacun d'eux une lettre ou un symbole.
"balabala nemeunème" prononça t-il une seconde fois en secouant ses ailes.
Et tous les hommes se tinrent la main. Grünes Krokodil s'amusait alors à lire les lettres et les symboles mis bout à bout, qui n'avaient pour la plupart aucun sens. Grünes Krokodil décida donc d'en supprimer quelques uns: un papier brûlé par ci, un autre mâché, puis un papier coupé par là. C'est un peu plus de 3 milliards d'humains qui venaient de dispraitre.
"balabala nemeunème" lança t-il curieux, tout en battant des ailes.
Et tous les hommes se tinrent la main. Ils formaient des phrases portant du sens. Grünes Krokodil fier de lui, décida de ponctuer le tout. Il brisa les chaines à des points logiques, amputant le bras de plusieurs hommes mal tombés. Désormais indépendantes et courtes, les chaines humaines tentèrent de se faire la male. En partant dans des directions toutes différentes, les phrases perdirent leur sens. Grünes Krokodil était en colère, c'est dans un élan frénétique qu'il changea tous les hommes-papiers en nuages. Il les dévora les uns après les autres, comme un gosse s'empresse de manger sa barbe à papa.
C'est plusieurs centaines d'hommes qui venaient d'être dévorés. Mais en se goinffrant de la sorte, Grünes Krokodil perdit ses ailes. Il tomba et s'écrasa sur un mont de papiers brûlés. Tandis que Grünes Krokodil agonisait sur les cendres des hommes-papiers brûlés, les hommes-nuages s'envolaient toujours un peu plus haut dans les cieux.
Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de cumulus, cumulonimbus, stratus, stratocumulus, nimbostratus, altocumulus, altostratus, cirrostratus, cirrocumulus, cirrus...

# Posté le dimanche 05 novembre 2006 11:34

Modifié le dimanche 25 mars 2007 13:04

Où l'on voit le mieux les nuages.

Où l'on voit le mieux les nuages.
J'étais parti chercher l'endroit où l'on voit le mieux les nuages.
Je m'étais installé en haut d'une colline.
J'ai ouvert mon coffre laissant s'échapper mes couleurs. J'en écrasai une entre mes mains, puis je l'étalai à l'aide de la paume de ma main contre ma toile.
J'y mis du jaune, de l'orange, du rouge, du rose, du violet et du bleu nuit.
Ma couleur blanche s'était enfuit alors que j'estompais le violet.
Ma toile se remplit peu à peu, les couleurs tout juste applaties se débattaient encore.
Je sortis un vieux caillou gris de ma poche, puis tapais les couleurs contre ma toile afin de les immobiliser à jamais.
La nuit dévorait alors le ciel, puis la colline vint à être recouverte par les ombres.
Je décidai de me coucher, recroquevillé comme une amonite, mes yeux tels des perles emprisonnés dans une coquille.

***

La couleur blanche qu'il avait laissé s'échaper grignotait le noir nocturne.
Rapidement c'est un lac blanc qui recouvrait le sol.
La couleur blanche se déplaçait le ventre touchant à terre, mangeant toujours un peu plus de noir, aspirant les ombres à travers sa bouche énorme.
Un blanc sale recouvrait la totalité de la colline.

***

Je me réveillais, sortant de ma coquille.
Dans un espace blanc, j'y voyais le paradis.
Une bouche se formait devant moi.
La couleur blanche m'avala tout cru.

# Posté le vendredi 10 novembre 2006 17:23

Ne lève pas l'ancre mon beau soleil, ou nous finirons tous à la dérive.

Une corde s'étendait du sol au ciel. Elle traversait les roches souterraines et brisait les nuages flottants. Un homme, curieux de ce phénomène, se mit à grimper à cette corde en espérant trouver quelque mystère. Après plusieurs jours d'escalade, il vi une immense mine d'or voler dans les airs. Fier et étonné de sa découverte, il redescendit aussitôt, rendant compte de sa découverte aux gens de son village. C'est accompagné de plusieurs centaines d'hommes qu'il tira la corde afin de faire atterrir la mine d'or. Après plusieurs jours de travail laborieux, on pouvait voir une vaste lumière dorée recouvrir le ciel. La hâte des hommmes grandissait au fur que la mine d'or approchait. Aveuglés par l'appât du gain, les hommes s'épuisaient et mourraient sur place pour les plus faibles d'entre eux. Les plus tenaces redoublaient d'efforts, ils allaient bientôt pouvoir tirer profit de ce cadeau du ciel. Ce n'est que trop tard qu'ils s'aperçurent de la tromperie. Ce qu'ils prenaient pour une gigantesque mine d'or s'avérait être le soleil lui même. Les hommes terrifiés lâchèrent la corde précipitamment en espérant se libérer du terrible fardeau. Mais en emportant la corde, le soleil emportait avec lui ce qui se trouvait à l'extrémité de la corde, sous les sous sols: une énorme ancre d'acier. L'équilibre de la Terre venait d'être brisé. Des pluies acides déferlaient sur les sols pourris et inféconds. Comme une montgolfière en chute, la Terre s'effondrait dans le néant à tout jamais.


(la vidéo est en anglais sous-titrée et assez longue, désolé j'ai pas trouvé mieux.)

# Posté le vendredi 15 décembre 2006 14:27

La main bleue.

La main bleue.
Quand un etre nuit au bonheur de tout une communauté, la loi autorise les etres divins à s'en emparer. Ils le jugent et le punissent là haut, sur le monde flottant des dieux. Une main géante et bleue surgit des nuages, survole le monde et s'empare de l'homme en proie à être punis. Après jugement, les dieux peuvent renvoyer l'homme d'où il vient, ou bien le noyer au fond des abysses.
Avec le temps, nombreuses ont été les personnes à être considérées comme nuisibles au bonheur des autres. Allant des pauvres parents devenus incapables d'élever leurs enfants, aux trafiquants de drogue, en passant par les institutrices un poil trop frigides. Parallèlement, les mains géantes et bleues se multipliaient. Les gens étaient sans cesse transportés, de terre au ciel, du ciel aux eaux, ou de ciel à terre pour ceux jugés innocents.
Les morts flottaient longtemps au dessus des océans avant de couler. C'était un spectacle répugnant. Tous ces morts nuisaient au bonheur des vivants. Ces mains qui transperçaient l'espace comme un glaive transperce le coeur. Tout ça nuisait au bonheur des humains.
Les mains géantes et bleues s'attrapaient les unes aux autres, certaines attrapaient les morts gonflés d'eau. Le bonheur n'était plus nul part, il avait disparu. Les dieux étaient devenus fous, ils sévissaient n'importe qui pour n'importe quel motif. Tout le monde finit noyé. Au dépit d'être noyées, les mains géantes et bleues finirent brisées, gisant au fond des mers.
Les corps des cadavres engloutirent et asséchèrent toutes les sources d'eau de la planète bleue. Et c'est pendus avec les quelques dernières mains géantes et bleues que les dieux mirent fin à leur folie.



S'il vous plait, écoutez la chanson "Color Coded" de Heroes and Villains ici.

# Posté le mardi 26 décembre 2006 11:29

Modifié le mardi 26 décembre 2006 15:52